Quand Carmen règle ses comptes, les blérots s’éclatent !
Mercredi, mars 18th, 2009Brièvement aperçue en avant concert lors des nuits de fourvière 2008, j’attendais avec impatience de revoir Carmen Maria Vega sur Scène. Pour cela, RV à Saint Chamond le 13 mars, où Carmen faisait la première partie des Blérots de Ravel. Conforme à l’image que j’avais gardée d’elle, Carmen nous propose un personnage haut en couleur, des chansons drôles, rythmées, entraînantes. Je suis conquise par la présence scénique de ce petit bout de femme que ses deux compères (guitariste et contrebassiste) mettent en valeur avec humour et enthousiasme. Conquise également par la voix qui passe d’un petit filet mélodieux à de puissantes vocalises avec une facilité déconcertante et une justesse irréprochable.
Après ce premier bon moment de musique arrivent les blérots que je connaissais à peine. En quelques notes l’alchimie opère. Les blérots déploient leur musique festive aux sonorités tantôt jazz, tantôt rock, tantôt slave ou yiddish. La joyeuse fanfare prend possession de la scène via des chorégraphies déjantées. L’énergie déployée pendant le concert est impressionnante; le plaisir que tous ces « blérots » semblent y prendre est communicatif. On en ressort le sourire jusqu’aux oreilles et le cœur qui bat encore au rythme de leurs musiques.


