Quelles voitures seront autorisées à circuler en 2035 ?

26 octobre 2025

2035 ne sera pas une simple page du calendrier pour l’automobile : c’est un cap. Les règles du jeu vont changer, profondément, pour tout ce qui roule. Exit la domination des moteurs thermiques, place à la montée en puissance des véhicules électriques et des hybrides rechargeables. Les gouvernements et les institutions internationales n’y vont pas par quatre chemins : l’interdiction de vente des voitures à combustion interne est actée dans de nombreux pays, avec la ferme volonté de favoriser des alternatives moins polluantes.

Face à ce bouleversement, les constructeurs accélèrent : ils misent gros sur la recherche et le développement de technologies plus propres. Tesla et Nissan, fers de lance de l’électrique, sont rejoints par des géants historiques comme Volkswagen et Ford qui renouvellent toute leur offre. Les futurs véhicules devront satisfaire à des exigences inédites en matière d’efficacité énergétique et d’empreinte carbone. Ce virage annonce un tout autre visage pour nos routes.

Les nouvelles réglementations pour 2035

L’Union Européenne a tranché : d’ici 2035, les moteurs thermiques ne seront plus commercialisés. Ce choix s’inscrit dans un plan climat ambitieux, avec la neutralité carbone en ligne de mire pour 2050. Les 27 États membres sont sur la même longueur d’onde, ou presque. Si la grande majorité a donné son feu vert, la Pologne s’est opposée et l’Allemagne a négocié une exception pour les carburants de synthèse, appelés e-fuels.

En mars 2024, les ministres de l’Énergie de chaque pays ont planché sur les implications de cette décision. Quand on sait que le secteur des transports pèse à lui seul un quart des émissions de gaz à effet de serre dans l’Union, la pression est maximale. La baisse des émissions de CO2 enclenchée en 2020 doit désormais s’accélérer. Cependant, la Cour des comptes européenne tempère : atteindre ces objectifs relève du défi, la dépendance de l’Europe aux importations de matières premières et la faiblesse actuelle de la production de batteries électriques freinent la cadence.

Pour mieux cerner les obstacles rencontrés, voici les principales difficultés relevées :

  • Subventions : jugées trop faibles pour vraiment accompagner la transformation.
  • Carburants alternatifs : aucune stratégie claire n’a encore émergé.

La montée en puissance des batteries et la mise au point de carburants alternatifs comme l’hydrogène et les e-fuels restent incontournables pour espérer réussir la mutation. Aujourd’hui, les constructeurs n’ont pas encore les moyens de proposer une offre 100 % zéro émission. Les discussions se poursuivent, mais la direction est posée : la route vers une mobilité plus propre est ouverte, et il n’y aura pas de retour en arrière.

Les modèles de voitures autorisés en 2035

D’ici 2035, seules les voitures respectant des normes d’émissions rigoureuses auront le droit de circuler sur les routes européennes. Les véhicules électriques deviendront la référence, surtout pour les déplacements quotidiens et urbains. Les États encouragent leur adoption à coups d’aides publiques, même si beaucoup jugent ces coups de pouce insuffisants.

Les carburants de synthèse et l’hydrogène

Les carburants de synthèse, ou e-fuels, offrent une alternative aux moteurs thermiques traditionnels. Fabriqués à partir de CO2 capté et d’hydrogène issu de l’électrolyse, ils permettent de réduire l’impact carbone. Porsche, par exemple, investit massivement dans cette technologie.

Constructeurs et dérogations

Les fabricants de prestige, qui produisent en petites séries, pourraient passer entre les mailles du filet. Aston Martin, Lamborghini et McLaren vendent moins de 10 000 voitures par an et pourraient ainsi bénéficier d’exemptions. Ferrari, en revanche, dépassant ce seuil, devra s’aligner sur la nouvelle réglementation.

Pour clarifier les situations des principaux constructeurs de voitures haut de gamme face à cette échéance, voici un point précis :

  • Porsche : Avance sur les carburants de synthèse.
  • Aston Martin : Moins de 10 000 véhicules produits chaque année.
  • Lamborghini : Production annuelle inférieure à 10 000 véhicules.
  • McLaren : Aussi sous le seuil des 10 000 unités.
  • Ferrari : Plus de 10 000 véhicules fabriqués par an, donc pas d’exemption.

L’hydrogène poursuit sa route, notamment dans les flottes de véhicules utilitaires légers. Sa combustion ne rejette pas de CO2, ce qui en fait un candidat sérieux pour le futur du transport.

Une certitude demeure : les débats sur la transition énergétique restent animés. La transformation du secteur automobile se précise, poussée par les enjeux environnementaux et les avancées techniques.

Impact sur les véhicules d’occasion et les dérogations possibles

Les nouvelles règles européennes n’auront pas d’effet rétroactif sur les voitures déjà en circulation. Les propriétaires de modèles plus anciens conserveront le droit de les utiliser, même si certaines villes renforcent déjà les restrictions concernant les véhicules les plus polluants.

Dérogations pour les constructeurs

Les marques de luxe en faible production pourraient obtenir des dérogations. À titre d’exemple :

  • Aston Martin : moins de 10 000 voitures produites par an.
  • Lamborghini : également sous ce seuil.
  • McLaren : elle aussi éligible à une exemption.

Pour Ferrari, la donne change : avec une production supérieure à 10 000 unités, il faudra se conformer sans exception aux nouvelles normes.

Adaptation des villes

Les grandes agglomérations, soucieuses de limiter la pollution, accentuent leurs dispositifs de restriction. De plus en plus de zones urbaines bannissent déjà certains véhicules, et cette dynamique devrait s’amplifier à l’approche de 2035.

Les alternatives pour les consommateurs

Face à ces évolutions, les automobilistes seront incités à privilégier des véhicules moins polluants. Les modèles électriques et hybrides s’imposeront pour les trajets urbains, tandis que les carburants de synthèse et l’hydrogène pourraient séduire ceux qui parcourent de plus longues distances. Pour garantir l’accès à la mobilité, le déploiement de ces innovations devra suivre le rythme des nouvelles exigences.

voitures futuristes

Les alternatives écologiques : hybrides et électriques

Les voitures électriques prennent une place grandissante, notamment pour les trajets courts et en ville. Leur progression s’appuie sur des avancées technologiques et l’essor des stations de recharge, qui se multiplient. Pourtant, leur coût reste parfois dissuasif, d’autant que les aides publiques, jugées insuffisantes par de nombreux acheteurs, ne permettent pas toujours de franchir le pas.

Les moteurs hybrides conjuguent les atouts des deux mondes : la flexibilité et l’autonomie des moteurs thermiques, alliées à la sobriété de l’électrique. Ils séduisent surtout pour les longs parcours ou dans les territoires moins bien desservis par la recharge rapide.

Carburants de synthèse et hydrogène

Une autre piste s’ouvre avec les carburants de synthèse, dont l’e-fuel. Ces carburants sont produits à partir d’un mélange de CO2 et d’hydrogène, une solution déjà promue par des constructeurs comme Porsche. L’Allemagne a d’ailleurs décroché la possibilité de continuer à s’appuyer sur ces carburants après 2035.

Pour mieux comprendre les options qui émergent, voici les deux principales alternatives étudiées :

  • L’e-fuel : un carburant formé à partir de CO2 et d’hydrogène.
  • L’hydrogène : une piste surtout explorée pour les utilitaires lourds.

La feuille de route pour ces carburants reste à préciser. Leur production à grande échelle soulève encore des questions techniques et économiques.

Les avancées sont réelles, mais le passage à une mobilité durable réclame davantage de soutiens financiers et une stratégie cohérente. Les consommateurs, confrontés à des prix élevés et à un maillage inégal des infrastructures, attendent des signaux forts pour franchir le cap.

Un compte à rebours s’est enclenché pour l’automobile européenne. En 2035, la route ne ressemblera plus à celle d’aujourd’hui : chaque virage, chaque feu vert, sera le reflet de choix collectifs et de paris industriels. Reste à savoir qui tiendra la distance et qui restera sur le bas-côté.

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