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des VRAIES librairies

Mercredi, août 17th, 2011

oui, oui, je vais en agacer ou en faire soupirer certains …
- « quoi ? on trouve des livres à la FNAC, à Auchan en faisant mes courses, pourquoi m’embêter et perdre du temps à aller dans une librairie? hein?
- Parce que.
- Parce que quoi ? »

Parce que les libraires lisent les livres et peuvent nous conseiller vraiment, nous guider, nous faire découvrir
Parce que souvent, ce sont des lieux agréables, si, si, allez voir !
Parce que les librairies sont menacées si chacun n’y met pas un peu du sien
Parce qu’il y a UNE variété dans ces lieux
Parce que les libraires peuvent être pointus
Parce que je n’ai pas envie que les librairies disparaissent
Parce que j’aime le commerce de proximité
Parce que j’aime le livre physique
Parce que je n’ai pas envie d’un monde virtuel

Certes, c’est un discours qu’on pourra qualifier d’utopiste ou naïf mais je vous demande d’y penser.

PS : des librairies à Lyon/Villeurbanne que j’aime
- Le passage
- A titre d’aile
- Lettres à croquer
- Coquillettes

Lire à Villeurbanne

Mercredi, avril 6th, 2011

Depuis que je foule les trottoirs villeurbannais, je ne leur connaissais qu’une seule librairie, LA librairie à Gratte Ciel.

Et puis est apparue une petite nouvelle : Lettres à croquer, cours Emile Zola. Librairie en duplex, l’étage supérieur abritant notamment les ateliers/animations proposé(e)s par la boutique.
Deux femmes qui connaissent les livres, en parlent avec passion, les ont lus ! Très disponibles, on peut aussi parler illustrateurs/trices avec elles.

A ce propos, si vous aimez les illustrations, la Fête du Livre de la Jeunesse à Villeurbanne dans deux semaines réunira plusieurs illustrateurs et Lettres à Croquer aura aussi un stand !

104 cours Emile Zola, à Villeurbanne,
M°République

Fête du Livre Jeunesse à Villeurbanne
Les 16 & 17 avril 2011

Lectures d’été

Lundi, août 9th, 2010

oui, et l’été n’est pas fini mais deux lectures à signaler à mi-chemin de cette belle saison
- « Boomerang » de Tatiana de Rosnay
- « Le cercle littéraire des éplucheurs de patates » de Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

Ils ont tous les deux la particularité de m’avoir plongée dans l’histoire dès la première page et de m’avoir offert un bon moment de divertissement. Merci A.!

Le premier traite d’un secret de famille, d’un jeune quadragénaire en déconstruction/reconstruction, des questions de l’éducation d’ados (ou plutôt de comment gérer au mieux ou au moins pire :) )

Le deuxième, c’est une fantaisie épistolaire sur l’île de Guenersey juste après la 2è Guerre Mondiale. C’est frais, parfois profond et les personnages sont très attachants !

A titre d’aile

Lundi, avril 6th, 2009

J’ai attendu la fin de la pause déjeuner.
Assise sur un rebord de la montée de la Grande Côte, au soleil. Imprégnation de la vie de quartier : les passants, les scooters, les voitures, les vans égarés.

Ca y est … elle ouvre …

Poser ses affaires dans un coin et prendre son temps.
Pouvoir discuter avec Cédric – qui était de « permanence » ce jour-là – du livre sur lequel j’ai flashé, savoir s’il est adapté à l’enfant auquel je voudrais l’offrir. Il l’a lu, comme beaucoup d’autres livres de cet endroit et ça fait une sacrée différence.
Discuter aussi des auteurs, des illustrateurs, des éditeurs, des histoires, de son métier.

Cette librairie vaut le détour, prenez le temps d’y passer, de vous arrêter, d’y flâner.

A Titre d’Aile
23 r des Tables Claudiennes
Lyon 1er

http://www.atitredaile.com/index.html

‘ Pour écrire un seul vers ‘

Dimanche, septembre 28th, 2008

Merci à C. de m’avoir fait redécouvrir ce texte magnifique !

 » Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin. Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas ( c’était une joie faite pour un autre ), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles – et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela. Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient. Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent. Car les souvenirs ne sont pas encore cela. Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers. »

Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, Rainer Maria Rilke – Musique : Benjamin Biolay – B.O. du film Clara et moi.